Sénégal - Vers un secteur musical plus viable et plus juste ?

Du 21 au 24 mars 2017, s'est tenu à Dakar, un atelier de renforcement de capacités des acteurs de la chaîne musicale au Sénégal.

(Photo) : Atelier de renforcement de capacités des acteurs de la chaîne musicale au Sénégal - 21 / 24 mars 2017
(Photo) : Atelier de renforcement de capacités des acteurs de la chaîne musicale au Sénégal - 21 / 24 mars 2017

Les participants ont échangé durant une semaine pour recueillir des propositions concrètes afin de doter le Sénégal d’une convention collective des métiers de la musique englobant des mesures sur l’égalité des genres dans le secteur.

Ouvert par Monsieur Rémi Sagna, directeur de cabinet du ministère de la culture, l'atelier a enregistré la présence du directeur régional de l'Unesco, du représentant du bureau de l'organisation international du travail (OIT) ainsi que d'une vingtaine d'acteurs clés de la musique au Sénégal.

Pour Rokhaya Daba Sarr, présidente de Tringa Musiques et Développement qui a pris part à l'atelier, si les conclusions sont menées à bien, le secteur connaîtrait de réelles avancées sur des questions essentielles comme la mise en place d'un minima pour les cachets des artistes.

Elle a souligné également l'importance de la question liée à la sécurité sociale avec le prélèvement d'un taux forfaitaire, en plus de la résorption des écarts salariaux dont les femmes sont victimes et la nécessité de trouver des réponses aux défis liés à la maternité.

Pour le président de l'association des métiers de la musique (AMS), Daniel Gomez, il faut effectivement s'attendre, à l'issue de cet atelier, à une prise en compte plus juste des femmes du secteur comme travailleuses au même titre que leurs collègues hommes ainsi que de leur leadership.

Selon le directeur de l'Unesco à Dakar, M. Gwang-Chol Chang, présent à l'ouverture des travaux : « le progrès de toute société dépend de l’émancipation de l’ensemble de ses citoyens, à travers le respect des droits humains et des libertés fondamentales d’expression et artistique (...) la reconnaissance des femmes et des jeunes filles comme des vecteurs du développement durable est essentielle ».

L'organisation de cet atelier a été rendu possible grâce à une collaboration de l'association des métiers de la musique et de la fédération internationale des musiciens (FIM) dans le cadre de son programme de formation syndicale soutenu par Union to Union. Cette rencontre a aussi bénéficié de l’apport d’un expert en négociation collective du syndicat national des artistes musiciens (SNAM) en France.

Notons, pour finir, que c'est la deuxième rencontre de ce genre que l’AMS et la FIM organisent dans la capitale sénégalaise.

En 2016, une première rencontre sous régionale, avait débouché sur l’adoption d'une déclaration dite de Dakar à propos de l’égalité des genres ainsi que l'assimilation de pistes d’actions pour 2017.

L'association des métiers de la musique a été crée en 1999. Elle regroupe, les artistes interprètes, les managers et autres acteurs de métiers de la musique au Sénégal. 

Créée en 1948, la fédération internationale des musiciens représente à l'échelle internationale les syndicats de musiciens et leurs organisations. La FIM compte près de 70 membres dans 60 pays à travers le monde.

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